Publié par : limoncello1 | juin 23, 2008

Notre victoire dans L’Alba Cup


Victoire….et oui on peut crier victoire. Une malédiction, un véritable signe indien vient de passer à la trappe. Nous avons dépassé les iles de Lérins et surtout, surtout, la mythique baie d’Agay pendant cette institution régatière qu’est L’Alba Cup organisée par le CNA (régate entre Antibes et St Tropez A/R). Petit rappel chronologique ; Ière Participation en 2005 sur un J109 : Abandon à Agay par manque de vent. Deuxième tentative en 2006 sur Limoncello : Abandon aux iles de Lérins (abandon a 19h soit 5 heures pour faire Antibes Les Lérins). Troisième tentative en 2007 : Régate annulée (en réalité remplacée par un banane le dimanche) pour cause de BMS. Cette Année c’était la bonne, on allait voir ce qu’on allait voir. La préparation de l’équipage fut cette fois ci exemplaire et la rigueur requise se manifesta par un contrôle des sacs et de l’avitaillement sans pitié : toute bouteille qui ne franchissait pas un standard minimum de qualité était refusée (on recherche toujours le sagouin nous a refilé une cuvée du patron dans une bouteille de verre étoilée). Toute trace de nourriture de type Bio, végétarienne, végétalienne, allait être méthodiquement éliminée (a l’exception du Tofu et de du lait de Soja de Geneviève conservé à bord pour une expérimentation « in situ » ). Le départ de la régate, donné à l’heure, fut un peu chaotique compte tenu de la paresse du vent et nous donna l’occasion d’observer quelques situations de quasi-collision générant moult invectives et nom d’oiseaux. C’est amusant comme nos confrères régatiers se prenant pour Russel Coutts ou James Spithill deviennent agressifs pendant les départs. On dirait que comme ces valeureux champions leur honneur personnel et surtout leur gagne pain sont en jeux. Bien heureusement il n’en n’ai rien, ils ont tous un autre métier à plein temps qui ne requiert pas de beugler pour se faire respecter. Un peu de classe, d’éducation et de tolérance Messieurs, vous pratiquez un sport de gentlemen.

 

Le dieu Eole trompa bien son monde en nous emmenant mollement mais surement vers ce lieu d’illusions perdues : la baie D’Agay. Et Là …. une pétole monumentale allait nous clouer pendant prés de deux heures sans le moindre souffle, au point que nous avions descendu les voiles pour leur éviter le martyr d’un flap flap récurant. Nous passerons sur la tentative de tricherie de notre compagnon d’infortune le plus proche qui essaya vainement de ramer, oui de ramer, vous avez bien lu. Nos esprits perturbés par ce silence (et quelques apéritifs) commençaient à se demander si la baie d’Agay, symbolisée par le rocher à chiures (dixit Bruno) a l’extrémité du cap Dramont n’allait pas devenir une sorte de Cap Horn, rêvé ….toujours, mais franchi ….. jamais. Il faut quand même admettre que la tombée du jour et quelques digestifs conduisent l’être le plus rationnel vers des considérations métaphysiques voir mystiques. Heureusement une petite brise timide allait nous arracher à l’atmosphère magnétique et pesant du rocher à chiures et, ca y est ! on était en route pour de bon vers la marque de St Tropez malgré une régime de vent déconcertant (succession de calme complet et de petites brises de 4 a 5 Nœuds ). On a viré la marque plutôt en bonne position après un travail formidable de remonté de nos adversaires effectué par Gilles et Antoine. On a même eu un moment d’euphorie intense quand pendant une vingtaine de minutes 12 nœuds de vents faisaient grimper le speedo à 7 nœuds. Pourquoi, comment, d’où venait cette brise, mystère. Peut être le résultat de la promesse d’aller accrocher un « Ex voto » dans notre dame de la Garoupe. En fin de compte on s’est retrouver scotchés comme tout les copains et même pire car nous commettions l’erreur stratégique de prendre l’option large au levé du jour et de se priver d’un léger souffle thermique qui devait les emmener jusqu’ a Antibes. Nous on a jeté l’éponge vers 13H30 dans l’axe du port de Mandelieu, les 2 nœuds de vitesse de progression ne nous laissant aucun espoir de franchissement avant la limite de 17h. Certes on n’a pas terminé mais on s’est juré de revenir l’année prochaine pour définitivement conjurer notre mauvais sort dans l’Alba Cup. Equipage : Geneviève, Damien, Bruno, Antoine, Gilles, Christian, Christophe.

Un petit film résumé ci-dessous :

 


Répondre

Votre réponse :

Catégories